Leï Clijsters n’est plus. Je ne connaissais pas très bien ce personnage mais, vu mon âge, j’ai évidemment de très bons souvenirs de ce footballeur qui, sans pratiquer un jeu très sexy, a tout de même obtenu un palmarès des plus brillants, l’un des plus fournis du foot belge, d’ailleurs.
Je l’ai évidemment davantage cotoyé lorque j’étais sur le circuit tennistique. Dire qu’il était facile serait mensonger. Il formait avec ses deux filles (et surtout avec Kim) un trio solide qu’il protégeait bec et ongle.
Dans un premier temps, sans doute surpris par le monde du tennis qu’il connaissait peu, il a été très très difficile avec les journalistes et, surtout, les photographes. Au début, il refusait même que l’on prenne des photos de Kim quand elle s’entraînait pour la Fed Cup. Puis, petit à petit, il a mieux cerné les réalités du business tennistique et s’est quelque peu assoupli. Mais, il a toujours filtré les appels et les demandes, refusant que la vie de Kim devienne une sorte d’enfer médiatique. « Elle reçoit plus de 100 demandes par jour et j’en accepte deux, au maximum », a-t-on pu le revoir dire dans les JT d’hier.
Pour ma part, j’ai traité avec lui un shooting photos pour Match. Après des dizaines d’appels restés sans réponse, il m’a rappelé alors que j’étais chez Ikea. J’avoue que son flamand m’était très compliqué mais nous avons finalement réussi à avoir un accord. J’en profite d’ailleurs pour dire que Kim ne demandait pas d’argent pour les shootings. Du moins pas en direct. Par contre, dans le cas qui nous occupe, je pouvais bénéficier de photos prises par une marque de vêtement qui sponsorisait Kim. Lei m’a donc dit: « combien Match paierait pour un tel shooting? ». J’ai répondu; « autant ». Il m’a alors demandé de verser cette somme sur le compte d’une association s’occupant d’enfants défavorisés.
L’argent n’a donc pas transité par le compte des Clijsters et a été entièrement été versés à ladite association.
Le père de Kim n’avait rien à voir avec le papa de Dokic ou de Capriati. Il était certes très sec et très dur dans ses relations mais il ne mettait aucune pression sur la joueuse. Il ne demandait pas des résultats, sachant qu’en sports, on ne peut programmer telle ou telle performance mais simplement se préparer à la réaliser, sans jamais savoir ce que l’adversaire aura à proposer.
Aujourd’hui, Kim et Elke doivent être tristes et je partage leur tristesse.
Bye bye Leï.